"Flamme éternelle" par Thomas Hirschhorn / Deux rencontres au Palais de Tokyo

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Dans le cadre l’exposition "Flamme éternelle", de Thomas Hirschhorn, qui se déroulera au Palais de Tokyo d’avril à juin 2014, je suis invité à faire deux rencontres.

 

1 / Jeudi 15 mai, à 19h. Dialogue avec Didier Eribon, sur le thème « Rendre compte du réel et des vies vécues ».

Dialogue entre Edouard Louis, auteur de « En finir avec Eddy Bellegueule » (Seuil, 2014) et Didier Eribon, auteur de « Retour à Reims » (Fayard, 2009) sur l’auto-analyse, la littérature et les sciences sociales.

 

2 / Mercredi 4 juin, à 18h30. Dialogue avec Abdellah Taia sur le thème "Que faire ?" ( racismes, politique et littérature )

dont voici la présentation : Edouard Louis et Abdellah Taia s’interrogent sur les liens entre politique et littérature, à partir de la question des racismes. En quoi la littérature peut elle permettre de subvertir les catégories racistes ou au contraire en quoi les reconduit elle ? Comment la littérature peut elle offrir de nouvelles possibilités d’élaborer la politique ? En bref : Que faire ?

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"Des mots"

photo 1-2Je crée cette année une nouvelle collection aux Presses Universitaires de France. Elle s’appellera "Des mots" et sera consacrée principalement à la publication d’entretiens, de courts textes ou de conférences retranscrites ; elle visera avant tout à proposer des réflexions en cours d’élaboration, de donner à voir la pensée en train de se faire, et d’ouvrir de nouvelles pistes théoriques.

Le premier ouvrage de la collection sera consacré à Michel Foucault et sera publié au printemps ( couverture provisoire ).

 

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A propos d’un article du Nouvel Observateur et d’un problème plus général

photo-2En découvrant, effaré, les pages – grotesques – publiées le jeudi 6 mars dans Le Nouvel Observateur à propos de mon livre « En finir avec Eddy Bellegueule », j’ai d’abord pensé ne rien dire. Ce n’était pas la première fois qu’un journaliste véhiculait dans un article des mensonges, des approximations, des bassesses, et autres hallucinations à mon égard. Le silence me semblait la meilleure des solutions.

Je ne reviens pas ici sur le mensonge et la manipulation qui ont permis à ce journaliste du Nouvel Observateur de me rencontrer en m’annonçant un article dans les pages littéraires du journal, sur l’élaboration et la réception de mon livre, quand il voulait en fait publier, dans les pages sociétés, les résultats de son travail bien peu glorieux de fouille-poubelle.

Mais les mystifications sont trop nombreuses. Et diffusées, relayées, répétées, elles finissent par apparaître comme vraies. Ce qui est d’autant plus graves que ces mensonges ne sont pas élaborés au hasard mais tendent à contraire à installer et conforter une certaine « critique » de mon livre, comme mensonger, raciste de classe, exagérateur en lui opposant les paroles, perçues forcément comme « vraies » et « sincères », du « peuple » – le fameux bon sens populaire, les « bons sauvages » – tel qu’il apparaît aux journalistes parisiens, ou même picards ou à d’autres encore, qui ont fait tous les efforts possibles pour sortir de la classe ouvrière et qui désormais en louent les qualités et les valeurs en les opposant à la description littéraire que j’en propose.

Probablement ce journaliste, par la transformation d’un objet littéraire en objet à scandale a t-il voulu faire un « coup » pour tenter d’exister.

Je publierai plus tard un texte sur les enjeux de mon roman et sa réception, mais ce qui est publié ce matin m’oblige à faire cette courte mise au point, sous le coup de la colère  – que je crois légitime – mais aussi de l’émotion.

- D’abord, la plupart des assertions de ce « journaliste » sont fausses. Je ne prends que 3 exemples, d’autres pourront suivre. Parmi la prose déshonorante qui compose cet « article », on peut notamment lire ;

1. «  Il ( c’est à dire moi ) a changé son état civil. Il a fallu payer un avocat alors qu’il est boursier »

> Faux. J’ai bénéficié de l’aide juridictionnelle et de l’aide d’un ami avocat, j’ignore où Monsieur Maviglioli a trouvé cette information.

2. Le journaliste décrit une scène épique (on imagine le frisson qu’il a pu ressentir en la racontant ) où lors d’une rencontre avec d’autres auteurs à la Fnac Montparnasse, où nous présentions nos livres, ma mère est arrivée, s’est levée et aurait pris la parole, etc.

> Faux, ma mère était effectivement présente mais n’a pas pris la parole en public, elle n’a rien dit et m’a seulement parlé après la rencontre, dans une loge.

3. « Les médias lui courent après. L’ENS l’a rappelé à l’ordre »

> Faux, l’ENS ne m’a pas rappelé à l’ordre et d’ailleurs une phrase comme celle-là n’a aucun sens.

Mais surtout, et ce qui est de loin le plus insupportable est le caractère profondément classiste de cet article. Toute la naïveté de la démarche qui consiste à aller voir les gens « là-bas », à vouloir se faire les porte-parole de leurs paroles nécessairement vraies et sincères, trahit un populisme qui n’est que la forme inversée du racisme de classe. Si des individus croient se reconnaitre dans les personnages de mon livre c’est aussi parce que des journalistes médiocres les mettent en avant en les présentant d’une façon abjecte, les somment de se reconnaître, et les stigmatisent ainsi.

Maviglioli écrit « Dans le village, le livre circule, les gens se le prêtent, avides de la parcourir, pressés de le détester. Comme les comtesses parisiennes qui se faisaient lire La Rercherche de Proust en tremblant, ils craignent de se reconnaitre »

Personne n’est allé voir les bourgeoises et les aristocrates décrites par Proust. Sûrement par respect pour la classe dominante.

Il y a aussi dans ce type de démarche journalistique une sorte de haine diffuse du transfuge de classe, toujours suspect, et dont on recherche les secrets de l’ascension, la face « sombre », ses « trahisons » – afin de bien rappeler que son intrusion dans un monde qui n’est pas le sien est illégitime et qu’elle n’a pu avoir lieu que par des moyens illégitimes

Je m’arrête là car je pourrais continuer longtemps sur ce papier . Je suis agacé d’avoir dû répondre à des assertions aussi basses. Mais le cas de ce journaliste devrait nous pousser à nous interroger plus généralement sur l’état de la presse aujourd’hui et de la critique littéraire. Et défendre une autre vision du journalisme ( qu’heureusement certains défendent ) contre ceux qui tentent d’imposer une vision déshonorante du métier de journaliste, y compris dans les journaux qui devraient constituer des espaces de critique, de réflexion, et donc de résistance.

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Rencontre avec Arlette Farge à la Maison de la poésie

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La maison de la poésie organise, le jeudi 13 mars, à 20h, un échange entre Arlette Farge et moi, à l’occasion de la parution de "En finir avec Eddy Bellegueule" ( Seuil).
Nous y parlerons notamment de la place des femmes dans la littérature.
Je lirai, pour commencer la soirée, plusieurs extraits de "En finir…"

Maison de la poésie
157 rue Saint Martin ( Paris, 3ème).

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"Ecrire la violence" à la Sorbonne

Dans le cadre du séminaire "Actualité de la philosophie et des sciences sociales", organisé par Geoffroy de Lagasnerie et Ronan de Calan, je parlerai, à partir de "En finir avec Eddy Bellegueule",  de l’écriture de la violence et des enjeux politiques de la littérature.

La séance du séminaire se tiendra le mercredi 12 mars 2014, 18h30-20h30, à l’Université Paris 1, salle D633, galerie Dumas, 1 rue Victor Cousin (Place de la Sorbonne) 75005 Paris.

L’entrée est libre.

Ouvert à tous.

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"Le plus étonnant, pour moi…"

J’ai publié ce mois ci, dans les pages de Next Libération, un texte, ou plutôt une esquisse de ce que pourrait être le début de mon second roman.

 

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Lecture de "En finir…" par Philippe Calvario à Reid Hall

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Le lundi 3 février, à 20h, Philippe Calvario lira plusieurs extraits de "En finir avec Eddy Bellegueule" à Reid Hall ( 4 rue de Chevreuse, Paris 6ème ) lors d’une soirée organisée par Nadine Eghels et la librairie Tschann.

Les places sont à réserver à l’adresse suivante : nadine.eghels@wanadoo.fr

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